La connexion JCM : pourquoi le Counterpart Support Network fonctionne

Le Counterpart Support Network n’a pas commencé avec un grand plan institutionnel. Il a commencé avec quelque chose de beaucoup plus puissant : des relations personnelles de longue date, formées à travers le programme Jeunesse Canada Monde (JCM).

Le JCM a été conçu pour créer de véritables liens entre des personnes de différents pays. Les participants vivaient avec des familles d’accueil, travaillaient ensemble dans les communautés et partageaient le quotidien de leurs cultures respectives. Beaucoup de ces amitiés ont perduré bien après la fin du programme.

Cette histoire a créé quelque chose de rare dans le travail international : une confiance déjà établie.

La plupart des initiatives humanitaires nécessitent des années pour construire des relations entre les personnes qui soutiennent et les communautés à l’étranger. Dans ce cas-ci, ces liens existent depuis des décennies. Des personnes au Canada sont toujours en contact avec des personnes à Cuba — non pas comme des bénéficiaires lointains, mais comme des individus qui ont partagé des foyers, des repas, une langue et une vie quotidienne.

Cette différence permet un modèle simple.

Plutôt que de s’appuyer sur de grandes institutions et des systèmes de distribution complexes, le Counterpart Support Network repose sur des connexions directes entre contreparties. Les gens peuvent contribuer en achetant des produits ou en faisant des dons, et ces fonds servent à acquérir des biens ou à envoyer du crédit par l’entremise de plateformes de distribution à Cuba comme Cuballama, Katapulk, Supermarket23 ou TuAmbia. Les produits sont ensuite livrés localement à des personnes de confiance.

La chaîne de connexion est volontairement simple :

Personnes qui soutiennent → Projet → Plateformes de distribution à Cuba → Personnes bénéficiaires

Comme le projet repose sur des relations personnelles et non sur une aide anonyme, les personnes qui contribuent savent exactement où va leur soutien, et celles qui reçoivent conservent la liberté de décider de ce dont elles ont le plus besoin.

L’expérience du JCM a aussi permis de créer autre chose qui rend ce modèle possible : un réseau d’amitiés qui traverse les frontières. De nombreuses personnes ayant participé au programme entretiennent encore des liens avec celles avec qui elles ont vécu et travaillé il y a des années. Si d’autres choisissent de soutenir leurs propres contreparties de manière similaire, l’idée peut se développer naturellement en un réseau plus vaste de petits ponts entre individus.

Dans ce sens, le Counterpart Support Network relève moins de la charité que du maintien vivant de l’esprit d’amitié internationale que des programmes comme le JCM cherchaient à encourager.

La technologie a simplement offert de nouveaux outils à ces amitiés.

Ce qui a commencé autrefois comme un travail partagé au sein de communautés peut aujourd’hui se poursuivre de manière simple : en aidant les gens, où qu’ils soient, à accéder aux ressources de base dont ils ont besoin dans leur vie quotidienne.

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